Nos réalisations
Voici nos principales réalisations de l’année 2024 et du début de
l’année 2025
En Centrafrique :
Extension du collège de jeunes filles de Mbata, Lobaye, RCA
Batali a cofinancé l’extension de cet internat qui peut aujourd’hui accueillir 200 jeunes filles : dortoir supplémentaire, salle d’études extérieure , forage, citerne de récupération des eaux de pluie, nouvelle salle à manger. Les travaux sont terminés depuis fin 2024.
Depuis plusieurs années Batali participe aussi au développement de ce collège en finançant les bourses d’une vingtaine de jeunes filles. Si la moitié des élèves est originaire des environs , l’autre moitié vient de plus loin et même de Bangui.
Cinq élèves des écoles primaires villageoises suivies par Batali ont pu intégrer ce collège de bon niveau et un certain nombre de jeunes filles poursuivent maintenant leurs études supérieures à Bangui. Ces exemples sont très encourageants dans un univers rural où l’éducation des jeunes filles se limite encore souvent à l’école primaire.
Visite des écoles villageoises en janvier 2025
Le dernier voyage des bénévoles de Batali a eu lieu en Janvier 2025. C’est la période de la saison sèche , ce qui facilite les déplacements en 4×4 et nous a permis de nous rendre dans certaines écoles villageoises. De N’gotto nous avons nous diriger vers deux écoles difficiles d’accès , Ngola et Mbangali , où ne nous ne pouvons pas nous rendre à la saison des pluies, la piste étant impraticable. Nous y sommes sommes souvent allés en moto , mais la piste ayant été améliorée cette année , c’est en voiture que nous avons pu nous y rendre, ce qui n’était pas arrivé depuis plus de 10 ans. C’est l’occasion de voir les élèves , mais aussi les parents et d’organiser des réunions des associations de parents d’élèves, d’écouter les directeurs et les maîtres , ainsi que de vérifier l’ état des écoles (bâtiments, peintures ).
En traversant la belle forêt de Ngotto , nous avons aussi visité l’école destinée aux enfants pygmées AKA de Zoundodé , puis l’école de Tokodé (première école construite par Batali en 2007 et 2008) où nous avons travaillé toute une journée avec le directeur et les maîtres.
A Bossui, ce fut l’occasion d’envisager des travaux , et peut-être un jour ; l’ouverture de classes maternelles.
Une nouvelle école maternelle à N’gotto a ouvert ses portes en octobre 2024
La réhabilitation d’un ancien bâtiment , pour y installer 3 classes d’école maternelle ,est terminée. Grâce à l’association Niger qui a financé ce projet, les enfants bénéficient de locaux adaptés à leurs besoins , tout à côté de l’école primaire. Seuls les murs d’origine ont été conservés: les fondations ont été renforcées, la charpente et la toiture refaites. Après notre contrôle sur place , quelques finitions sont à améliorer , ce qui devrait être fait en mars et avril 2025. Le mobilier est commandé et sera en partie fabriqué sur place . Le reste sera fourni par la menuiserie diocésaine de M’baiki.
Les cours ont débuté en octobre dans cette nouvelle école , les enfants bénéficient d’un enseignement de qualité grâce à une directrice spécialisée et très compétente.
Accès à l’eau
L’accès à l’eau et à l’eau potable , est un problème crucial. Depuis des années , nous nous chargeons d’entretenir et de restaurer le bélier hydraulique de N’gotto , bourgade où se situe le coeur de l’association, et où l’école primaire accueille environ 700 enfants.
Ce bélier, construit dans les années 2000 a connu de nombreuses vicissitudes dues à la guerre de 2013-2015 et à l’entretien difficile ; pas de techniciens sur place , mais des villageois formés sur le terrain .
Nous sommes aidés par la fondation Alland et Robert depuis un bon nombre d’années et suivons les conseils de monsieur Richard Walton , le dernier fabricant de béliers hydrauliques au monde, avec qui nous pouvons maintenant communiquer par « whatsapp », depuis que le réseau arrive à N’gotto. Monsieur Walton est venu plusieurs fois bénévolement réhabiliter et réparer le bélier, notamment après la guerre, mais l’âge avançant , nous ne parvenons plus à le convaincre de revenir, ce que nous regrettons beaucoup. Heureusement les moyens de communication s’améliorent et nous avons entrepris seuls des travaux partiels en janvier 2025.
Nous avons donc changé une partie des tuyaux de « batterie », que nous avions fait fabriquer en France, et transporter avec notre dernier container de 2023. Nous avons aussi démonté le mécanisme de clapet anti-retour général et réussi à faire fabriquer localement les joints qui avaient disparus. Il reste encore beaucoup à faire et nous espérons continuer en juin 2025 lors de notre prochain voyage
Le collège de N’gotto, début de la réalisation
Article à venir
Santé et Hygiène en République Centrafricaine
Après avoir réhabilité ou construit un certain nombre de postes de santé dès 2016, nous avons étendu nos activités concernant le domaine de la santé. Aujourd’hui, nos efforts sont appuyés par deux partenaires : une fondation Canadienne et l’ONG Canadienne Collaboration Santé internationale (CSI).
Pour ces projets « santé » nous travaillons aussi en collaboration avec l’association française les Rameaux verts. Après le succès de l’arrivée d’un premier container de matériel médical fin 2019, puis d’un envoi ponctuel de médicaments contre le paludisme, nous avons travaillé à un important projet d’apport en médicaments pouvant soutenir plusieurs dizaines de postes de santé villageois dans la région de la Lobaye. Ce projet a été préparé pendant toute la période du confinement français au printemps 2020. Les médicaments fournis par IDA arrivent par voie maritime depuis 2021 , plus ou moins rapidement et en fonction des aléas politiques locaux (élections présidentielles en 2020 , problèmes de transport depuis Douala )
La pharmacie diocésaine de M’baiki se charge de donner des médicaments aux plus démunis, et de revendre le reste, à prix étudié, pour assurer ses frais de fonctionnement.
Le projet inclut les sœurs de la Charité de M’baiki qui font un très bon travail avec les enfants malnutris, les femmes accusées de sorcellerie et les habitants les plus démunis.
Grâce à l’aide d’une fondation Canadienne il est renouvelé et amélioré chaque année.
Il appuie désormais aussi une partie du projet des cliniques mobiles, initié par le diocèse de M’baiki avec une équipe dynamique de médecins bénévoles de Bangui , menés par le docteur Cédric , néphrologue qui a récemment monté le premier centre de dialyse du pays. Les « cliniques » se déplacent dans des zones isolées , offrent des consultations et des soins au plus pauvres.

En République démocratique du Congo : des écoles qui fonctionnent bien


De 2013 à aujourd’hui , notre aide à la République démocratique du Congo:
Pendant la période des troubles politiques en Centrafrique (2013-2014), il n’était pas possible d’envisager de grands projets sur place.
Nous nous sommes alors tournés vers la République démocratique du Congo , où le diocèse de Boma avait fait appel à nous. A partir de cette date, nous avons aidé cette région, proche de l’embouchure du fleuve Congo, en construisant deux classes, puis deux dortoirs, dans le village de Maduda. Nous avons ensuite construit deux bâtiments de deux classes chacun dans le village de Kiphidi, dans la même région. En 2018, la réhabilitation d’un ancien bâtiment a permis d’ajouter deux classes supplémentaires.
L’étape suivante a été la construction en 2021 d’une école primaire à Minienzi. Cette école a été construite à 50 kilomètres de Tshéla, ville proche des écoles de Maduda et Kiphidi que nous avions déjà aidées. C’est un village de la région des montagnes du Mayombe, sur la rive droite du fleuve Congo, non loin de l’estuaire (à proximité de la République du Congo, de l’enclave de Cabinda et du Gabon)
Cette région est relativement pauvre bien que productrice de café, bananes et légumes. Les difficultés actuelles de communication expliquent que ces produits agricoles ne parviennent pas bien sur les marchés, même locaux.
Le projet a commencé à la saison des pluies, au début de l’année 2021. Les matériaux, ciment, fers à béton ont été transportés par moto faute de route adéquate pour les camions. Les briques ont été cuites sur place.
L’école existante, trop petite, tombait en ruines. Elle s’est d’ailleurs écroulée pendant le chantier de la nouvelle école. L’ école comprend deux bâtiments et accueille le cycle complet du primaire avec 6 niveaux (du cours préparatoire aux cours moyens), plus un bureau. Elle a ouvert ses portes en Octobre 2021 et accueille en 2024 plus de 300 enfants. Les classes sont très chargées et il serait bien de penser à un autre bâtiment de 3 classes.